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Keepit souligne l’importance de maîtriser la reprise des données SaaS et des identités

Le Keepit Annual Data Report 2026 montre que les applications d’identité sont moins testées que les outils de productivité, alors qu’elles conditionnent l’accès aux environnements SaaS critiques.

L’éditeur Keepit, qui propose une plateforme européenne de protection des données SaaS indépendante, met en lumière les écarts de maturité des entreprises en matière de restauration, publie son Annual Data Report 2026, consacré aux pratiques réelles de sauvegarde et de restauration des données SaaS. Le rapport s’appuie sur des données agrégées et anonymisées issues de son environnement de production, couvrant plusieurs régions de datacenters. Il apporte un éclairage opérationnel sur la manière dont les organisations protègent, accèdent et restaurent leurs données.

L’un des points les plus structurants concerne la différence entre les applications de productivité et les applications d’identité. Les premières regroupent les outils utilisés au quotidien pour communiquer, collaborer ou traiter des données, comme Microsoft 365, Google Workspace ou Salesforce. Les secondes gèrent les identités, les droits d’accès, les permissions et les politiques qui permettent à ces environnements de fonctionner de manière sécurisée. Le rapport montre que les applications de productivité sont restaurées bien plus fréquemment que les applications d’identité. Cette différence est compréhensible : un document perdu, un email supprimé ou une donnée métier manquante sont visibles immédiatement par les utilisateurs. Les systèmes d’identité, eux, restent souvent moins exposés aux demandes quotidiennes jusqu’au moment où leur indisponibilité bloque l’accès à l’ensemble des applications.

Pourtant, la couche d’identité joue un rôle central dans la continuité des environnements SaaS. Sans comptes, droits, groupes, règles ou politiques d’accès fonctionnels, une organisation peut se retrouver dans l’incapacité d’exploiter correctement ses applications, même si les données métier sont sauvegardées. La reprise des identités devient donc une composante essentielle de la résilience numérique. Cette question rejoint directement les enjeux de souveraineté et de maîtrise opérationnelle. Protéger ses données SaaS ne signifie pas seulement conserver une copie des fichiers ou des contenus applicatifs. Cela implique aussi de disposer d’une capacité indépendante à restaurer les éléments nécessaires au fonctionnement du système d’information, y compris lorsque l’incident touche les accès, les configurations ou les environnements applicatifs eux-mêmes.

Le rapport met également en évidence une approche prudente des administrateurs lors des restaurations en volume. Les données sont majoritairement restaurées vers une nouvelle destination ou vers un emplacement où elles sont manquantes, tandis que l’écrasement de données existantes reste minoritaire. Cette pratique traduit une volonté de restaurer sans dégrader l’environnement en place. Pour les organisations, l’enjeu consiste à étendre les plans de reprise au-delà des contenus les plus visibles. Les données de productivité, les systèmes d’identité, les droits d’accès et les configurations doivent être pensés comme un ensemble cohérent. C’est cette vision globale qui permet de garantir que les utilisateurs pourront retrouver un environnement réellement opérationnel après un incident.

Avec ce rapport, Keepit rappelle que la souveraineté des données SaaS passe aussi par la capacité à les récupérer de manière maîtrisée, indépendante et vérifiable. La résilience ne repose pas uniquement sur la sauvegarde, mais sur la possibilité de restaurer les bons éléments, au bon moment, dans les bonnes conditions.

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